Non, on ne peut pas vendre tout et n’importe quoi. Pour cette neuvième édition, les Cactus de la consommation de 60 millions « récompensent » avant tout des géants du commerce et de l’industrie peu enclins à respecter une certaine loyauté. Celle qui garantirait la mise sur le marché de produits sans conséquences néfastes, conformes, sécurisés, si possible n’épuisant pas les ressources de la planète. Mais ils ne sont pas les seuls à blâmer : nous aussi, consommateurs, devons faire un examen de conscience. Alors que les efforts de tous devraient tendre vers la préservation de conditions de vie soutenables, l’époque est à la surconsommation, à l’offre pléthorique, avec trop peu de considération pour les répercussions. Produits pas chers, aussi vite achetés que remisés… Qui peut désormais défendre ce modèle ? Personne, et pourtant (presque) tout le monde y va, stimulé par l’anonymat derrière l’écran, le confort d’une livraison à domicile, le ridicule d’un prix de vente. En France, 16 millions de visiteurs uniques mensuels ont fréquenté Shein en 2025, 22 millions Temu, 14 millions AliExpress… Quand le citoyen déplore et dénonce, le consommateur dépense. Double personnalité, favorisée par les stimuli commerciaux, les algorithmes diaboliques établis pour proposer les produits que l’on désire. Seule solution pour espérer sortir de cette spirale : informer, comparer, enquêter, évaluer les produits, les conditions de production et de distribution. C’est ce que 60 millions s’efforce de faire. Pour rendre le consommateur plus responsable de ses achats, mais également pour peser sur les orientatio...
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